La «taxe Netflix» et la réglementation des géants numériques suscitent de fervents débats fiscaux et politiques.
Le chroniqueur Antoine Genest-Grégoire, professeur adjoint à l'Université de Sherbrooke, analyse les enjeux de cette redevance réglementaire imposée aux plateformes de diffusion en ligne.
Contrairement aux impôts sur les profits — facilement contournés par le déplacement de revenus vers des paradis fiscaux —, ces redevances visent à faire participer directement les géants du Web au financement du contenu canadien.
Alors que le câble traditionnel s'efface, l'absence de contributions des géants virtuels fait courir un risque majeur au financement pérenne de la culture d'ici...
De nombreux Québécois ne produisent pas leur déclaration de revenus annuelle, se privant ainsi de crédits d'impôt et d'accès à divers programmes sociaux.
Lors de sa chronique économique à Cantin le matin, Antoine Genest-Grégoire explique que la complexité du système et le manque de connaissances en sont souvent la cause.
Pour y remédier, Ottawa et Québec préparent un système de déclaration automatisé pour les personnes à faibles revenus dès le printemps 2027.
L'expert souligne toutefois que la véritable solution résiderait dans une modernisation en temps réel du système de paie...
Les finances publiques du Québec demeurent en déficit depuis la pandémie, alors que les élections qui approchent pourraient laisser place à un tout nouveau gouvernement.
Le plan de retour à l'équilibre budgétaire de la CAQ reste également incomplet, notamment en raison des baisses d'impôt accordées par François Legault, des conventions collectives bonifiées et des pressions démographiques, selon le chercheur à la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke, Antoine Genest-Grégoire.
«Ce n’est pas super pour les finances publiques du Québec. Tout gouvernement qui arrive va commencer dans le rouge. Et dans le plan de retour à l'équilibre budgétaire de la CAQ, une obligation de la Loi sur l'équilibre budgétaire, il manque à peu près 2 milliards $ qu'on ne sait pas vraiment ce qui s'y trouvera.»