10 façons de gérer un enfant en plein « terrible two »

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En tant que parent, il faut tout d’abord apprendre à respirer par le nez parce qu’à cet âge, certains enfants ont vraiment le don de toucher des cordes sensibles. Alors que tout allait mieux et qu’on se sentait enfin en contrôle dans notre rôle de parent, les voilà qui nous obstinent, font des crises et nous mettent des bâtons dans les roues. Malgré cela, il ne faut jamais oublier que nous sommes des adultes en face d’un enfant qui n’a simplement pas les moyens de mettre fin à ses frustrations. Notre rôle est de rester calme, même si c’est souvent difficile, pour qu’il constate la démesure de sa colère.
Pour désamorcer une crise, tentez de changer de sujet ou de lui proposer des solutions. Si c’est un jouet qui ne fait pas ce qu’il veut, par exemple, montrez-lui comment l’utiliser adéquatement. Si c’est plutôt à cause d’une de vos décisions qui ne l’arrangent pas, changez-lui les idées. Proposez-lui rapidement de faire autre chose et évitez de vous obstiner longtemps ou de trop lui expliquer; vous lui donneriez l’impression qu’il existe une possibilité que vous changiez d’avis et il ne renoncerait pas, jusqu’à ce que vous soyez à bout de nerfs.
Un enfant de cet âge répond souvent non parce que ça l’amuse de voir qu’il existe cette possibilité et qu’il peut s’en servir, lui aussi. Il ne pourra plus vous confronter autant si vous lui donnez le choix entre deux options. Par exemple, au lieu de lui demander s’il a envie de manger du brocoli, vous pouvez lui demander s’il va manger du brocoli avec du beurre ou sans beurre. Vous avez déjà joué à ni oui ni non? C’est pareil!
Souvent, le terrible two ressort quand un enfant a de la difficulté à s’exprimer. Pour certains, ça se traduit en demandes d’attention. Le réflexe des parents est souvent de suivre le vieux conseil du « ignore-le, sinon tu vas l’encourager ». C’est contre-productif. Si vous l’ignorez, vous ajoutez à ses nombreuses frustrations et c’est un peu comme si vous vous vengiez. Ce n’est rien pour calmer votre enfant. Intéressez-vous plutôt à ce qu’il fait et aidez-le à accomplir ce qui lui donne du fil à retordre. En échange, il acceptera peut-être plus facilement vos décisions.
Un enfant en plein terrible two crie aussi beaucoup. Parfois c’est pour exprimer sa colère, parfois c’est par surplus d’énergie et parfois, c’est pour le plaisir d’entendre le son de sa propre voix (surtout pendant que vous parlez au téléphone). Au final, ça donne beaucoup de cris dans une journée! Quand il sera calme et enclin à jouer, faites des exercices vocaux avec votre enfant. Criez très fort à tour de rôle, puis chuchotez. Ensemble, vous pourrez alors explorer le meilleur volume pour parler aux autres au quotidien.
Les enfants de cet âge ont besoin de beaucoup d’affection entre leurs grandes activités d’exploration dans la maison. Pour que votre enfant soit calme et agréable, pensez à le prendre dans vos bras souvent. Assuré de votre amour, il sera plus enclin à la douceur et à la gentillesse.
Si vous pouvez faire preuve de patience et de douceur quand votre enfant crie, pleure et fait preuve de désespoir, l’agressivité, elle, ne peut pas rester impunie. Votre enfant doit comprendre que les coups, les coups de pied, les morsures, les cheveux tirés et les objets lancés ne seront pas tolérés. Quand votre enfant devient agressif, demandez-lui de s’asseoir sans parler pendant quelques minutes en lui expliquant bien pourquoi il est puni.
Quand notre enfant fait une crise en public, il ajoute la honte à notre stress parental et on ne sait pas toujours comment réagir. Quand vous êtes confrontée à ce qu’on appelle communément une crise de centre d’achats, prenez votre enfant à l’écart, dans un endroit isolé, jusqu’à ce qu’il se calme. Pour éviter que ça ne se reproduise, ne cédez jamais à ses demandes quand il est dans cet état. Si ces crises se soldent toujours par un échec, elles n’arriveront pas souvent.
Si malgré toutes ces méthodes vous n’arrivez pas à le calmer et que la tension monte, n’hésitez pas à prendre un peu de recul. Votre colère ne ferait qu’empirer les choses. Allez dans la salle de bain quelques minutes, mettez de la musique ou confiez votre enfant à votre conjoint. En prenant un peu de recul, vous trouverez peut-être les mots qui le calmeront et vous éviterez de dire des choses qui dépassent votre pensée et qui seraient très mal interprétées par un jeune enfant qui n’a visiblement pas encore compris les limites de l’affirmation de soi.
Maintenant que vous avez tout lu, si vous ne vous reconnaissez pas et que vous avez l’impression que votre enfant est un ange, c’est peut-être parce que son tempérament ne le mènera pas à des crises d’opposition à grand déploiement. Tant mieux pour vous! Pensez tout de même à lui parler des difficultés qu’il rencontre. C’est parfois un âge frustrant pour les enfants timides et perpétuellement joyeux aussi!
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