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La mitaine perdue, un merveilleux livre pour enfants de Simon Boulerice

La mitaine perdue, un merveilleux livre pour enfants de Simon BoulericeMitsou Magazine

– Le chien l’a mangé…
– Je l’ai prêté à Sébastien, qui l’a prêté à Mégane, qui l’a oublié chez sa belle-mère, qui….
– Je l’ai oublié dans l’autobus!
– Mais… je l’avais pourtant sur le chemin du retour!
– La prof me l’a confisqué!!!

Avouez-le! Vous tenez un petit journal des raisons les plus farfelues de vos enfants lorsque vient le temps de vous raconter pourquoi leurs boîtes à lunch, parapluies, mitaines, tuques et foulards manquent à l’appel! Si certains peuvent littéralement s’arracher quelques cheveux en pensant à tous les objets perdus qui ne retrouveront jamais le chemin de leur foyer, pour d’autres, le sujet est une petite mine d’or!

Mais où vont donc tous ces objets perdus? L’auteur Simon Boulerice est FASCINÉ par la question!

Dans son tout nouveau livre Au beau débarras: La mitaine perdue, les petits comme les grands retrouveront avec délice l’univers fantaisiste et hypervitaminé de Simon Boulerice dans un album dont les illustrations signées Lucie Crovatto apportent un côté vintage, décliné tout en douceur et en sensibilité. Il s’agit d’un petit bijou de récit porté par les thèmes chers à l’auteur: l’éloge de l’imaginaire, de l’amitié, de la différence et de la diversité. Dans cette nouvelle série, on retrouvera le petit Abdou totalement désemparé alors qu’il a perdu l’une de ses précieuses mitaines confectionnées par sa maman. Heureusement qu’il y a la brocante Au Beau Débarras, un centre d’objets trouvés magique tout autant que les personnages colorés qui le fréquentent!

Mitsou Magazine

Source: Mitsou Magazine

Avec La mitaine perdue, tu entraînes les jeunes lecteurs dans un centre d’objets perdus où la récupération et la créativité sont à l’honneur. On y fait là-bas la connaissance de deux brocanteurs et leurs amis pas piqués des vers. D’où t’est venue l’idée du livre?

Je vais beaucoup dans les écoles pour donner des conférences et souvent, à l’accueil, dans les secrétariats ou les halls d’entrée, il y a souvent des montagnes d’objets perdus. Au fil du temps, j’ai développé une fascination pour ces objets qui ne sont jamais réclamés et qui ne semblent appartenir à absolument personne (rires)! En plus, je l’avoue, dans la vie de tous les jours, je voue une sorte de culte aux objets et je considère qu’ils ont toujours un passé… surtout les objets vintages, qui ont une histoire toute particulière; ces objets-là me touchent spécialement! Donc, dans l’une des écoles, il y avait tellement une grosse pile d’objets que j’ai commencé à délirer avec les enfants en disant que ces objets-là avaient certainement une vie… Qu’est-ce qui se passe quand les enfants quittent l’école? Est-ce que ces objets restent seuls, tous ensemble? Je me suis alors imaginé deux brocanteurs qui étaient eux-mêmes des enfants perdus, en fait, des enfants qui ont été élevés par des objets et qui ont été couvés par des théières, des parapluies, etc. (rires)! C’était l’idée de créer un délire à partir de ça pour parler du même coup de récupération, de recyclage aussi, des façons de récupérer les choses et de leur donner une seconde vie. Le livre, cet objet de bonheur, je le voulais un peu vintage, un peu poussiéreux, qu’il sente la naphtaline… Je voyais ça élégant et créatif. Au départ, mon désir était d’en faire une série télé et j’avais conceptualisé le tout chez Attraction Images pour Télé-Québec. Finalement, je pense que ça a passé assez proche, mais ça n’a pas fonctionné. Par contre, ils ont bien aimé l’esthétique de la série, qui s’appelait Au beau débarras, et ils m’ont par la suite demandé d’écrire Passe-Partout. C’est quand même fou quand on y pense, car Passe-Partout est né du refus d’Au beau débarras à la télévision. C’est comme ça que l’on m’a proposé d’écrire Passe-Partout, parce que j’avais des références dans le slow TV, dans la tendresse, dans le côté épuré. Mon projet de livre n’a pas fonctionné pour la télévision, mais j’ai tenu à ce qu’il vive autrement: je me lance donc dans une série de livres qui sera baptisée Au beau débarras et La mitaine perdue en est le premier tome! C’est Lucie Crovatto qui illustre le livre, parce que pour moi, elle capture complètement le côté vintage que j’aime tant et le côté précieux des objets. Il y a vraiment un trait élégant et respectueux dans tout ce qu’elle fait. Il y a beaucoup de tendresse!

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Source: Mitsou Magazine

Est-ce que tu sais déjà sur quoi portera le deuxième tome de la série?

Oui! Je suis en train de l’écrire présentement. Ce sera les aventures d’une flûte, La flûte égarée! On s’entend que le premier objet que les enfants perdent le plus, ce sont les mitaines… Je pense que chaque hiver, il y a toujours au moins trois paires de mitaines qui se passent, parce que c’est facile de les perdre dans la neige ou chez des amis (rires). Ensuite, on a toujours une petite peur de perdre notre flûte à bec quand on est gamin. Et il y a aussi le dédain qui embarque avec ça, de ne pas vouloir souffler dans une flûte qui n’est pas la sienne. Ça, c’est aussi un souvenir très personnel. Quand j’étais jeune, une fois, quelqu’un avait pris ma flûte et je ne voulais pas souffler dans la flûte que l’on m’avait donnée… elle était de la même couleur, mais je savais que ce n’était pas la mienne, elle était plus grugée. Oui, oui, certains mettaient leurs dents sur les flûtes (rires)! J’étais très dédaigneux enfant – et ça ne s’est pas amélioré avec les années – et je me rappelle que mon examen de flûte a été un fiasco, parce que je n’osais pas souffler dans le bec. Parfois, je pars de mes propres souvenirs pour créer des histoires. Souvent, je me base sur des objets que je trouve très évocateurs. Le premier, c’est la mitaine, donc c’est le réconfort, l’amour, parce qu’il y a la mère qui ajoute un petit coeur brodé dans la mitaine, dans la laine, alors c’est un geste d’amour. Dans la flûte, on est vraiment dans la musicalité totale, dans le chant, dans une forme de liberté aussi!

Quand tu étais petit, étais-tu du genre à perdre tes mitaines un peu partout, justement?

Oh que oui (rires)! Par contre, je les perdais, mais j’en ressentais ensuite une réelle tristesse! Je ne me disais pas automatiquement, comme certains: «Ah… je les ai perdues! On va en racheter!» Non. J’étais incapable de me départir de la deuxième mitaine, que je conservais. Souvent, j’avais des mitaines dépareillées. Et je trouvais ça beau! Je fais ça encore aujourd’hui (rires)! Souvent, mes mitaines sont dépareillées, tout comme mes bas, parce qu’évidemment, on perd aussi souvent un bas dans la sécheuse. On ne sait pas où il se ramasse… Où vont tous ces objets perdus? Ça me fascine tout le temps! Mais, je trouve ça beau, parce que ça rend les paires dépareillées plus uniques en fait. C’est là depuis toujours, c’est donc un rapport précautionneux que j’avais avec les objets.

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Source: Mitsou Magazine

Le personnage de Madame Bouche-Cancan vient nous donner son petit cours de linguistique dans le livre: alors, on dit mitaine ou moufle finalement (rires)?

(Rires) On dit ce que l’on veut! Vraiment, ça appartient à l’enfant! J’aime ça savoir d’où viennent les mots. Après ça, libre à nous d’utiliser ce que l’on veut. C’est l’usage qui choisit tout le temps la langue. Je pense que c’est tombé dans l’usage courant, de dire mitaines pour dire moufles, même si quand je dis mitaine perdue, on voit bien que c’est une moufle sur la couverture… mais j’aime ça, le mot mitaine, et je sais que ce n’est pas le sens premier, mais ça me plaît. Même chose avec les anglicismes: je suis quelqu’un qui dit «bon matin», sachant très bien que c’est un anglicisme, et je suis très à l’aise avec ça. Certains peuvent me dire que c’est impardonnable, mais je ne vois pas pourquoi ça le serait! C’est tout de même un bon matin que je te souhaite, là, il n’y a pas de crime. Je te souhaite juste quelque chose de beau (rires). Je n’ai pas de problème avec certains anglicismes et des expressions comme ça, telle que la mitaine… ou même dire une tuque. Je sais bien que le mot tuque est un mot très québécois, mais j’aime les expressions québécoises et je les utilise constamment, même dans un titre! Je ne dirai pas la moufle perdue… sauf que, j’ai le plaisir d’avoir un personnage qui va être heureux de le dire!

Mitsou Magazine

Source: Mitsou Magazine

Parlant de personnage: en plus d’avoir une belle diversité du côté de tes personnages, tu explores aussi l’identité de genre avec le personnage de Serge-Sophie.

Oui! Pour moi, c’est du bonbon. Je trouve ça le fun de me permettre ça et d’avoir une maison d’édition qui embrasse complètement mon désir d’embrasser moi-même la diversité sexuelle, corporelle, culturelle… Évidemment, mes deux protagonistes ne sont pas d’origine québécoise: l’un est ukrainien et l’autre est vietnamienne d’origine. Déjà, je trouve ça beau de planter comme héros des personnages qui viennent d’ailleurs. Je l’apprécie beaucoup! Aussi, la diversité sexuelle pour moi est identitaire… C’est précieux. Je pense que c’est un sujet que l’on doit aborder, même avec les enfants, de façon délicate. Ce n’est pas vraiment imposé, ce n’est pas quelque chose de… ce n’est pas à la crobar, rentré de force. Serge-Sophie est un personnage qui est très artistique. Juste de le glisser comme ça, tout naturellement dans l’histoire et de le proposer aux enfants, je trouvais ça beau. Au même titre que dans l’un de mes derniers livres, Le pelleteur de nuages, j’abordais la question des stéréotypes de genre de façon très satellite. C’est-à-dire que le père était jardinier et la mère mécanicienne. Ce sont souvent des métiers que l’on pourrait inverser en fonction du sexe des parents et j’avais envie de ne pas adhérer à ça. Cette année, j’ai voulu pousser ma réflexion plus loin, tout en parlant de sujets qui sont d’actualité et qui méritent d’avoir plus d’attention. La non-binarité, l’identité des genres, ce sont des questions qui m’intéressent et je pense que les enfants sont capables de s’interroger là-dessus aussi. Dans La mitaine perdue, il/elle s’appelle Serge-Sophie et on voit quand on parle de lui ou d’elle qu’il y a une certaine ambivalence et bon… juste la discussion que ça peut créer avec le parent, on peut constater que c’est un personnage qui est peut-être un peu différent de ce que l’enfant a vu avant. Après ça, libre à l’enfant de poser les questions, de faire la recherche avec ses parents, d’aller plus loin sur ce qu’est la non-binarité, par exemple. Je trouve ça quand même assez délicat, parce que c’est un personnage qui est satellite, qui se résume à être un créateur ou une créatrice, donc à être dans la création. Le mot «artiste» est justement non-binaire, donc l’utiliser en désignant Serge-Sophie, c’est plutôt sympa!

On t’a vu en plein moment de bonheur à En direct de l’univers il y a quelque temps. T’attendais-tu à une si grande dose d’amour de la part des invités et du public?


On m’avait beaucoup répété que je recevrais beaucoup d’amour et que ce serait un beau moment, mais ça dépasse quand même l’entendement. Je m’étais un peu préparé mentalement, à me demander qui pourrait être là et certains que j’avais nommés dans ma tête étaient là… mais la somme, la juxtaposition de tous ces gens-là que tu aimes, c’est une espèce de surdose d’amour et c’est très dur à gérer! Je sais que beaucoup de gens vont trouver ça très beau, de recevoir cet amour-là dans l’effervescence, dans la joie et dans le bonheur, mais je sais aussi que ça polarise beaucoup, de voir quelqu’un qui est autant à l’aise, ou qui reçoit autant de façon peut-être différente ou flamboyante… je n’ai pas l’impression que j’étais flamboyant, mais j’ai vu des commentaires désobligeants passer à mon égard, plus désobligeants sur ma façon de réagir, que c’était exagéré. Des messieurs m’ont écrit ça. Je pense que c’est un cadeau, un don que j’ai dans la vie… Je suis capable de recevoir! Je pense que les gens parfois n’aiment pas ça voir des gens qui reçoivent avec autant de joie, ça les rend mal à l’aise… mais pour moi, ça aurait été malhonnête de ma part de me censurer et de rester assis en me disant: «Ah, c’est très bien». Les gens chantent tes chansons préférées, ils sont là pour toi. Impossible de ne pas sauter sur ton siège! En tout cas, dans ma nature, c’était la chose la plus honnête que je pouvais faire. Je ne me suis tellement pas censuré! J’ai juste reçu. J’ai reçu ça avec effervescence, parce que je trouvais ça magnifique. Oui, j’ai braillé et j’ai ri tout le long, parce que c’est extrême. Je ne revivrai probablement jamais ça, une affaire aussi extrême que ça, mais c’est beau! Et je vais pouvoir le réécouter quand ça ira moins bien (rires)! C’est ça qui est beau… ce sont des gens que j’estime, qui ont aussi marqué mon parcours non seulement musical! Parce qu’évidemment, la musique parcourt toute notre vie, ce sont vraiment des moments charnières de notre vie, donc j’ai revécu des moments de mon adolescence… et c’est la raison pour laquelle lorsque Stéphanie Lapointe a chanté J’attendais, qui est vraiment une chanson que j’écoutais quand j’étais ado et qui me touchait, plusieurs années plus tard, ça a fait résonner une corde. Ça m’a profondément ému, parce que je pleurais pour l’interprétation, mais aussi pour l’enfant et l’ado que j’ai été, qui était tellement fragile, qui se construisait tout croche, mais qui se construisait quand même!

Tu es l’un l’un des quatre auteurs de la nouvelle génération de Passe-Partout. Comment trouves-tu ton expérience?

C’est un peu anxiogène quand même de mettre les mains là-dedans. Là, je parle d’avant février dernier… On était peut-être un peu stressés, on était fébriles. On était très fébriles à l’idée de la façon que ça allait être reçu. Finalement, ça a été reçu avec beaucoup d’amour et de joie. J’ai l’impression que beaucoup de parents l’ont d’abord écouté par nostalgie, mais je pense qu’ultimement, ce qui fonctionne, c’est que ce sont les enfants qui veulent l’écouter. Les enfants qui n’ont pas nécessairement vu la mouture des parents, la première mouture vue par les parents ou la seconde… j’ai l’impression que ce sont vraiment les enfants qui ont décidé. Ce sont eux qui sont les chefs, qui choisissent s’ils adhèrent ou non (rires). Ils ne peuvent pas mentir par rapport à ça. Et ils y ont adhéré! Donc, c’est la preuve que dans l’ADN de l’émission, il y avait quelque chose de profondément efficace, que l’on a, je crois, réussi à préserver. C’est pour moi une grande part de la tendresse, et il y a une grande part aussi de s’adresser aux enfants avec lenteur et sincérité. Les chansons font aussi partie de l’ADN. On commence à scénariser la saison 3 et on poursuit donc, même si on part de zéro pour la saison 3… On avait 80 épisodes, que l’on avait retenus, qui faisaient partie des carcans de chacun des épisodes que l’on allait écrire. Là, on part de zéro. Donc, il y a une plus grande liberté, mais on maîtrise vraiment l’univers de Passe-Partout, après avoir écrit deux saisons… surtout l’univers de 2019, en ayant par exemple un personnage qui a une famille homoparentale. J’avais poussé fort dès le départ là-dessus. J’avais proposé que Madame Coucou soit lesbienne, parce qu’elle était un peu comme mon personnage de Serge-Sophie: c’est-à-dire que c’est satellite, ça entoure Pruneau et Canelle. Il y a tellement de familles homoparentales maintenant que je trouvais ça important de parler de cette réalité-là, sans le surligner. Je pense vraiment que ça a été fait avec délicatesse, encore une fois, parce que c’était dans l’entourage et que c’était relevé naturellement. Et ce n’est pas une réalité fermée, disons.

Qu’est-ce qui s’en vient pour toi?

Je suis présent dans Cette année-là, qui est l’émission que je fais avec Marc Labrèche à Télé-Québec. C’est notre seconde année. Je pense que c’est une année qui pogne encore plus que l’année passée, parce que l’on s’amuse plus! On maîtrise encore plus l’énergie… en tout cas, j’ai l’impression que l’on a plus de folie sur le plateau. Je pense que ça se ressent dans les maisons. On s’est beaucoup fait dire que c’était encore plus léger et divertissant, tout en gardant – en tout cas, ça c’est important pour moi – en préservant le côté culturel et en faisant notre recherche avec rigueur… Mais, c’est tout le temps un beau prétexte pour parler de l’actualité en se penchant sur une oeuvre qui a marqué une année!

Au beau débarras: La mitaine perdue de Simon Boulerice, qui paraît chez les éditions Québec Amérique, est disponible dès maintenant en ligne (16,95$) et en librairie!

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