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Parents divorcés - comment survivre au temps des Fêtes?

Parents divorcés - comment survivre au temps des Fêtes?

Cet article est une collaboration avec Mamanpourlavie.com et a été rédigé par Nadine Descheneaux.

Vivre un Noël en « garde partagée » n’est pas simple, ni pour le cœur ni pour le casse-tête d’organisation qu’il exige. Voici des pistes pour survivre à cette période émotionnellement forte.


Julie et Martin ont eu une fille ensemble, Béatrice. Le couple est désormais séparé et chacun a un nouveau conjoint. Isabelle, l’amoureuse de Martin, a deux enfants d’une précédente union. Charles, le nouveau conjoint de Julie, a un garçon et Julie et lui viennent d’avoir un nouveau bébé. Beaucoup de variables dans cette situation familiale. Sachez que dans ce méli-mélo, il y a aussi les ex-conjoints d’Isabelle et Charles dont il faut tenir compte (et de leur nouvelle situation familiale…), bref tout un casse-tête pour savoir où et avec qui Béatrice passera Noël.

Demandez aux parents séparés de vous parler de la gestion de Noël et vous récolterez inévitablement un long soupir! Il est vrai que c’est complexe! Et en plus, le partage du temps durant les Fêtes est un sujet fort sensible. On a en tête les Noël « d’avant » et on s’en veut toujours un peu de faire vivre cela aux enfants.

Pour que tout se déroule bien, plusieurs mamans vivant cette situation nous ont donné leurs conseils, probablement les meilleurs qui puissent vous inspirer pour que tout se passe bien, autant pour vous que pour les enfants.


 
Changer!
D’abord, plusieurs conseillent d’abord de changer ses traditions. Sans pour autant tout jeter aux oubliettes, il est bon (et sain!) de renouveler certains rituels. Il faut aussi se mettre en tête que Noël n’est pas limité à une seule journée. Cela peut grandement aider une maman qui se retrouve seule le 24 et le 25. « Il faut se mettre en tête que Noël peut tout aussi bien se vivre le 27 sans que ce soit grave! », raconte Sophie. Ayant vécu son premier Noël en solo l’an passé, elle s’est affairée à concocter un excellent repas pour quelques amis aussi seuls pour l’occasion afin de ne pas trop penser au fait que ses enfants n’étaient pas avec elle pour le réveillon. Elle a pris plaisir à préparer un repas « d’adultes » avec plusieurs services ce qu’elle n’avait pas fait depuis des années, car elle fêtait en mode « ultra famille » avec la grosse famille de son ex-conjoint.

En profiter pour changer des traditions permet aussi de redonner à Noël un sens nouveau, peut-être plus en accord avec qui nous sommes vraiment (ou qui nous sommes devenues depuis la séparation). Voir l’expérience comme une chance de recommencer, d’oser et de choisir de nouvelles traditions est une façon de la rendre positive, créative et constructive. 

Survivre aux horaires compliqués

Plusieurs scénarios peuvent avoir lieu pendant le temps des Fêtes. Certains parents optent pour la formule « Noël avec l’un, le jour de l’An avec l’autre », se basant sur la formule de garde habituelle. D’autres décident de diviser les deux fêtes : le 24 chez papa, le 25 chez maman. Et la même chose pour le jour de l’An. Entre les deux fêtes, on se sépare équitablement les journées ou on les choisit en fonction de qui est en congé ou disponible. Ces parents maintiennent souvent certaines traditions auxquelles sont habitués les enfants.

Le meilleur indicateur reste les enfants. Il faut prendre soin que le mode de garde durant les Fêtes ne les bouleverse pas trop et fasse en sorte qu’ils soient complètement épuisés au retour des Fêtes.

Des exemples… qui marchent!
Pour moi, je suis au Saguenay et le papa est à Montréal. On s'échange donc 1 année Noël, 1 année le jour de l'an. C'est chacun notre tour! 
Cynthia

Depuis qu'il est tout petit, mon fils passe les jours précédant Noël (22-23-24 décembre chez son père) il revient avec moi le 24 et retourne avec papa en général autour du 27-28 décembre et reviens avec moi le 2 janvier. C'est comme ça depuis longtemps, pour ma part ça va bien et ça me permet de passer des séjours chez la famille à l'extérieur. J'espère que ça ne changera pas! 
Valérie

 
Je ne suis pas séparée, mais mes parents l'étaient. Le matin de Noel, nous avions toujours un déjeuner avec ma mère. C'était le déjeuner spécial de Noël avec des brioches, des croissants aux amandes, des chocolatines, des petits pâtés avec du pain crouté, des pâtes d'amandes, une grosse salade de fruits. Bref, plein de bonnes choses que nous ne mangions pas normalement. Ensuite, on ouvrait les cadeaux et puis on se préparait et on se mettait beaux pour aller passer le souper de Noël et la soirée chez mes grands-parents du côté de mon père. De cette façon, les deux nous voyaient la même journée et ça a créé une tradition avec mon frère et ma soeur avec qui je déjeune toujours le matin de Noël, même maintenant que nous avons nous-mêmes des enfants. C'est magique!
Mélanie

Je suis séparée depuis plus de 3 ans maintenant et c'est chacun notre année à Noël donc pas de chicane. Pour survivre, je profite de mon neveu et ma nouvelle nièce quand ma fille n'est pas là, mais je dirais qu'on ne survit pas, ON FAIT AVEC! Tous les jours sont comme ça quand on est séparé et que notre enfant n'est pas avec nous. C'est vraiment dans ces moments-là qu'on se rend compte que beaucoup de gens ne profitent pas suffisamment du temps qu'ils ont avec leurs enfants à garde complète. Avant d'être séparée, je ne dis pas que je ne profitais pas des moments, mais les petites choses n’étaient pas aussi importantes. Maintenant chaque souper, chaque soir avant de dormir, chaque déjeuner, même les moments de routine du bain ou autre sont des moments que je privilégie avec ma fille. 
Mélissa

Chez nous, la transition se fait le 25 à 10h. Les enfants passent donc le 24 décembre chez maman, se réveillent le matin de Noël chez maman et viennent nous rejoindre à 10h pour faire un long voyage en voiture jusque chez Papi et Mamie, où... nous arrivons pour souper et passons quelques jours. Leur maman les reprend pour le Jour de l'An. Tout gravite un peu autour de l'horaire de garde des enfants, mais tous doivent comprendre qu'en famille monoparentale ou recomposée, « c'est comme ça » et « on fait avec ». En fait, je crois que ça aide à comprendre qu'une date comme telle (« ze 24 » ou « ze 25 »), c'est assez arbitraire. La fête, au fond, on peut la faire quand on veut! 
Marâtre Joyeuse

Maintenant, je laisse ma fille de 9 ans décider, mais avant je l'avais le 24 et son père le 25. Et pour le jour de l'An, il l'avait le 31 et moi, le 1er. On inversait chaque année. Mais j'aimais mieux l'avoir à Noël. Cette année, elle est avec nous le 24 et 25! 
Melinda

Une trêve pour être ensemble?

Faire une trêve et reconstituer notre noyau familial initial demandent une très grande souplesse et une bonne entente. Cela peut marcher si tout le monde met de l’eau dans son vin et que les remarques désobligeantes ou les sous-entendus ne viennent pas gâcher la magie. Cette démarche est difficilement réalisable la première année de la séparation, car il faut laisser le temps aux deux ex-conjoints de faire leur deuil. Aussi, cette option peut être source d’incompréhension de la part des enfants et pourrait aussi être interprétée comme un espoir de réconciliation. Comme les enfants espèrent pendant de nombreuses années une possible réunion de la famille – tous les jours de l’année! –, il faut être très prudent avant de songer à faire un Noël avec papa, maman et les enfants. Cela peut toujours aller si aucun des deux n’est en couple à nouveau, mais qui a dit que papa aura envie de passer son Noël avec le nouvel amoureux de son ex ou que ce nouvel amoureux ait vraiment envie de jaser avec l’ex… À moins d’une entente vraiment formidable, il vaut mieux ne pas mélanger davantage les enfants durant le temps des Fêtes et leur donner de faux espoirs de réconciliation.

Pas envie de fêter?
Bien sûr, en étant séparés, il est fort probable que vous vous retrouvez seule à un moment ou l’autre du temps des Fêtes. Aller fêter dans sa famille sans ses marmots, c’est parfois bien difficile et certaines décident d’annuler leur présence, d’autres y vont quand même et d’autres encore décident d’élaborer de nouveaux plans. Peu importe, ce qui est primordial est de s’écouter. Si la perspective d’aller dans une fête où les enfants fourmillent alors que les vôtres n’y sont pas, c’est trop difficile, appelez l’hôte et expliquez-lui la situation en bref. Nul besoin d’entrer dans les détails, simplement lui dire que pour cette année, vous passez votre tour.  


Noël sans vos enfants ne sera pas facile. Ne voyez pas trop loin, prenez un Noël à la fois. Ils ne seront pas semblables chaque année, mais trouvez-y la force d’y puiser l’inspiration et l’énergie nécessaires pour en faire des moments mémorables. Bien sûr, Noël quand on est séparé exige une bonne dose d’adaptation et surtout d’amour. Oui, assez d’amour pour écouter, voir et comprendre que nos enfants s’amusent chez leur autre parent et soient assez à l’aise pour vous le raconter. Ça, c’est une part de la magie de Noël.

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